13 novembre 2007
Les Saras (01 au 04 Novembre 2007)
Pas de messages postés depuis début août et le retour d'Afrique du Sud... l'activité à PNR a effectivement été très calme depuis ce temps. Si j'avais été un peu plus proactive, j'aurais sûrement mis quelques photos de ma main dans le plâtre voire de mon retour à Paris. mais avouez que c'est quand même moins exotique qu'un petit trip en brousse.
Weekend dans le Mayombe donc : 2 voitures, 5 compagnons d'aventure dont 1 Anglais. Nous allons cette fois à Les Saras, une petite ville à environ 100 km à l'Est de PNR. La saison des pluies a commencé et il a pas mal plu les semaines précédentes mais nous y allons confiants et bien équipés (2 pelles, 3 machettes, 4 planches, 3 cables, 1 treuil manuel).
Tellement confiants que nous partons relativement tard de PNR (11h30), restons coincés dans les embouteillages dû à la Toussaint (grosse affluence au cimetière de Mont Kamba)
... avant d'arriver enfin sur le début de la piste...qui est impraticable. On s'arrange avec un congolais qui nous guide par un autre chemin pour rejoindre la route et hop ! nous voilà partis.
Ensuite tout va bien, la route est nickel et il fait un temps superbe.

Petite pause déjeuner très franchouillarde histoire de reprendre des forces.
Oui mais voilà, ça n'aurait pas été drôle sans un petit embourbement ! Notre voiture se plante en premier (en même temps, vu le char d'assaut que c'était, pas étonnant). Et la pluie qui se met dans la partie pour nous accompagner. Au final, nous allons nous embourber 2 fois et la 2ème voiture 1 fois.
Oui mais voilà, le reste de la route est dans le même état. Notre voiture glisse dans un virage et se coince en travers. Il y a encore de gros bourbiers à passer et la nuit tombe très rapidement. Heureusement, nous allons être aidés par des villageois qui rentraient chez eux. Le reste de la route se fait un peu à l'aveuglette dans le noir (enfin, on voit quand même les ravins au bord de la route histoire de se faire une petite frayeur). Nous avons même droit à un pneu crevé !
Au final arrivée à Les Saras à 20h, crevés, pleins de boue, une vitre en moins (nous avons perdu une vitre arrière du 4*4 dans un des bourbiers!) mais contents d'être là.

Notre ami Joe, transformé en bonhomme de boue !
Pour votre culture générale, la ville s'appelle Les Saras en référence à l'ethnie des tchadiens venus aider à la construction du chemin de fer et dont la plupart sont morts sur place (sympa !).
Lendemain, belle journée ensoleillée. On a vraiment l'impression d'être au milieu de la forêt.
Petit déjeuner copieux
et balade dans la ville par 40°. Fin d'apres-midi sous la pluie que nous occupons à jouer aux cartes.
Samedi, reballade mais cette fois-ci nous longeons le chemin de fer et la rivière pour trouver un coin sympa où se poser. Les congolais ont l'habitude de marcher sur les rails mais franchement en tongs ça fait mal aux pieds ! :-)
Heureusement, nous réussissons à traverser et à rentrer en logeant la rivière elle-même après une petite baignade de rigueur.
Dimanche, c'est l'heure du retour. Nous partons tôt cette fois et accompagnés de 3 villageois pour nous aider à déblayer. Heureusement, les bourbiers qui nous avaient tant causés de problème le jeudi ont séché et nous passons relativement facilement. Nous continuons donc la route seuls et tout va bien jusqu'à ce que notre voiture s'arrête et cale en pleine montée. Impossible de la redémarrer. Sachant que cette voiture n'a pas de frein à main, que les freins ne fonctionnent quasiment pas et qu'en bas de la montée il y a un petit pont et une grosse crevasse, nous ne sommes pas très rassurés. Je cours à la poursuite de la 1ère voiture, persuadée qu'ils ont dû s'arrêter un peu plus loin ne nous voyant pas mais non ! 1 heure d'attente plus tard, on commence vraiment à s'inquiéter (la perspective de passer la journée voire pire la nuit ici ne nous réjouis pas trop). Ils reviennent finalement : ils s'étaient embourbés 5 km plus loin !
La voiture redémarre finalement pour recaler plus loin mais on arrive à la remettre en route sur un plat avec pour objectif de ne plus l'arrêter jusqu'à PNR. Le reste de la route est en moins bon état qu'à l'aller. La route change à une vitesse folle dans ces zones et avec ces climats. La pluie ne nous arrange pas vraiment. Et pour combler le tout, notre batterie se vide : plus d'essuies-glace, impossible de remonter les vitres ou de changer de réservoirs (2 réservoirs de 70 L sur cette voiture et un bouton pour faire le switch). La fin du trajet est éprouvante.
Au final, pleins de bons souvenirs et surtout de bonnes petites photos que je vous invite à regarder sur l'album.
PS : les villageois ont retrouvé la vitre du 4*4 sur la route !! elle revient à PNR par le train ;-)...















